Présentation

Petite présentation / introduction très synthétique sur le coaching :

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Ceci n’est qu’une introduction ; je la complèterais bien évidemment par des articles divers. Ceci notamment pour évoquer les différentes facettes ou méthodes existantes.



Créatif? Vous avez dit Créatif?

La créativité a une existence ambivalente dans l’entreprise. D’une part on la recherche car l’innovation et la fabrication de différence est là. Mais d’autre part, ce sont à chaque fois des profils atypiques, difficiles à intégrer dans des filières, à faire rentrer dans des boites. Qui font presque relever la créativité d’une pathologie à surveiller de près. Et dans cette ère digitale qui offre des moyens décuplés de communication, la tache devient complexe pour ne pas dire proche de Sisyphe. Et Lucy a laissé des traces (pas celle de Coppens, celle de Besson ; )Créatif? Vous avez dit Créatif? dans Management

Cette courte liste pour vous aider à identifier des profils plus ou moins très créatifs. Tous n’obéissent pas à ces règles de comportement. Mais une dizaine d’entre eux sont synonymes de vraie valeur ajoutée créative pour l’entreprise. Je ne parlerai pas de la manière de s’habiller : 6 ans en agence de pub m’ont un peu vacciné quant à la projection d’une créativité supposée au travers de ses vêtements. L’adage « l’habit de fait pas le moine » est parfaitement adapté.

J’ai mis à la suite de cette liste ce qui me semble être une explication de la source de cette créativité mais aussi une proposition de matrice pour identifier les rouages à l’oeuvre dans toute entreprise au travers de 4 types d’acteurs : créatifs, processeurs, leaders et leaders charismatifs. J’ai la conviction que c’est, avec le talent de certains dans l’entreprise, l’élément de réussite majeur dans cette ère digitale qui offre des possibilités de recombinaisons et d’explorations inégalées.

Une première liste de 23 manifestations de créativité

Voici une liste des « symptômes » ou « faisceau d’indices convergents » pour identifier les créatifs à l’oeuvre, que ce soit dans une famille ou sur son lieu de travail. Ou même au parc. Cela peut vous aider à identifier et accepter ces manifestations issus d’un don, d’un travail intérieur ou tout simplement permis par un environnement et un management approprié.

1) Un sens de l’observation exacerbé. Les créatifs sont en permanence en train de prêter attention à tous les détails de la vie quotidienne. Que ce soit dans les transports en commun ou sur le lieu de travail. Toute situation ou objet est une nouvelle source de pensées, d’idées

2) Les obstacles sont des tremplins. Chaque nouveau problème qui arrive est une source de défi ou dépassement de soi. Que des solutions en fait. Pas d’optimisme béat mais une douce certitude que la porte existe et qu’en plus il y en a plusieurs

3) Un décalage par rapport au flux de pensée commun en réunion. Fini la pensée unique. Avec eux autour de la table elle devient multiple. Mais rend compliqué la tache du responsable de la réunion. La réunion devient animée. Cela tombe bien, le responsable devient animateur de réunion.

4) Ne pas craindre l’avis des autres. Très proche du soyez vous-même. Et le leitmotiv peut être la belle phrase d’Oscar Wilde : « soyez-vous même, tous les autres sont pris ».

5) Osez l’énorme et l’incongru. Difficile d’être créatif sans donner une impression de ne pas être à la place assignée. Mais en plus de ne pas faire exactement ce qui est attendu, c’est toujours un manque de dosage qui est perceptible. La création douce est bien rare.

 dans Management

6) S’exposer aux nouvelles expériences. Tout le temps. De tout type. Que ce soit pour des activités physiques, des stages d’exploration personnelle, de nouvelles méthodes de développement, l’identification d’une destination étrange, une start-up qui peut tenter d’améliorer le monde …

7) Routine = ennui. Un profil créatif ne peut refaire plus de deux à trois fois la même chose sans qu’un infini ennui ne le saisisse. Et ne le stimule à tout changer.

8) Prendre des risques. Et des risques insensés pour les êtres plus conformistes qui les entourent. Pas de ratio : bénéfice/risque pour faire un prendre une décision. Seul l’exposition à ce risque compte.

9) La passion est le nord géographique. Et c’est ce qui guide une partie de leur vie. Ne pas suivre l’avis de la masse ou simplement des autres, mais bien avoir ses propres gyroscopes internes allumés et pointés vers des convictions et valeurs qui ne changent pas en fonction de la position et des grosses masses de fer locales (i.e. hierarchie).

Nord géographique

10) Un ou plusieurs modes d’expression artistique sont apparents. Que ce soit par les images, les dessins, le vocabulaire riche, des concepts frais …

11) Avoir une grande curiosité et la satisfaire est une source de joie. On approche du coeur du réacteur nucléaire.

12) Une vie intérieure riche. Quelle soit spirituelle ou pas, cette vie intérieure est colorée, pas forcément agitée, tout en poussées d’idées appuyées par des émotions (joie, gaïté, rire …)

13) Un sourire intérieur qui se manifeste fréquemment. Le processus créatif est très valorisant pour la personnalité et s’auto-alimente. Difficile de partager cette béatitude tout au long de la journée mais le visage laisse transparaître par moment cet état de grâce intérieure.

14) Des « fulgurances » : une vision large et étroite en simultané. Difficile à comprendre pour quelqu’un qui ne l’a jamais expérimenté, mais c’est une capacité à un moment et une situation donnés de voir de plusieurs angles différents la même situation. On peut voir cette situation de manière globale et dans le même temps avec un focus serré sur un ou plusieurs éléments et aussi percevoir la cinématique de cette situation dans le temps, tant dans le passé que dans le futur. Ce que je viens de raconter là se passe en même temps. Une sorte d’ubiquité conceptuelle très étrange à vivre.

15) La mise en relation d’univers ou de concepts éloignés les uns des autres. « Connecter les points » est une très belle expression anglaise issue des travaux de classe maternelle. Ce jeu où l’on relie les points en suivant l’ordre numérique indiqué avec la surprise plus ou moins grande de découvrir un dessin en finale.

16) « Brut de décoffrage » : la franchise, l’intégrité, une certaine naïveté, … sont des traits de personnalité assez dominants chez les créatifs. « Cash man » est le tatouage virtuel porté sur le front.

17) Dialogue intérieur : les créatifs se parlent, vivent des rêves éveillés, laissent s’enchainer des images qui se transforment en film, écoutent les musiques sans son extérieur …

18) Rebelle : les règles ne sont pas faites pour eux. Et là encore, l’insoumission est un réservoir d’énergie et une source de jubilation. Typiquement, ils ne liront pas les notices, ou n’écouterons pas les consignes jusqu’au bout, ou commencerons à travailler avant même la fin d’un briefing (exemple en agence de com).

19) Cultivateur d’univers secrets : que ce soit la littérature, la photographie, l’écriture, la photographie, les collections, un lieu particulier, une pratique spirituelle, un sport extrème … tout créatif a son ou ses univers de références qu’il garde pour lui. Des havres de paix, des référentiels pour se ressourcer, des endroits secrets où le face à face avec soi-même est total.

20) Etre en dehors du temps. Le temps courant n’est pas le temps du créatif. Comme pour les temps spirituels et mystiques, l’échelle de la seconde ou de la minute n’est plus la bonne. Des secondes peuvent durer des heures quand une belle idée émerge, prend corps, enfle, se transforme, évolue avec plus ou moins d’arborescences, mue en quelque chose de plus simple et formalisable. Mais à d’autres moments ce sont les heures qui deviennent des secondes. Rêves ? Compilations en tache de fond ? « Va comprendre, Charles » : )

21) La conviction d’être incompris. Et l’avoir plus ou moins accepté. L’âge est un formidablement médicament contre ces maux de jeunesse : ) Sentiment normal en regard de la richesse de ce qui est éprouvé et du très peu qui est exprimé ou communicable. Le créatif rejoint en cela le mystique qui, nourrit et vivant d’ineffable, ne peut que vivre une vie singulière (au sens étymologique du terme).

22) Tomber 7 fois, se relever 8 fois. C’est un leitmotive fort du créatif, un motto même car l’énergie en lui est auto-alimenté par le défi que représente le problème ou l’échec (cf point au-dessus).

23) L’intelligence perçue n’est pas usuelle. Difficile par moment de porter un jugement sur l’intelligence de la personne créative. Cela semble être une combinaison de multiples facteurs qui produit quelque chose de wow, comment dire, différent et surtout très frais et neuf. Mais cela a déjà été exploré dans un autre post : les 18 intelligences.

23 symptômes pour l’instant, combien au total ou en plus ? Trop pour établir une notation sur 20 ? En même temps, noter sur 23 permet d’être certain d’avoir une bonne note sur 20, non ? Là aussi, la créativité sur la créativité peut être à l’oeuvre : )

Quelle est la source de la créativité ?

C’est l’analyse transactionnelle développée par Eric Berne qui donne à mon avis et de loin la meilleure explication à la créativité présente en chacun de nous mais plus ou moins bridé par les autres états ou facettes de la personnalité qui cohabitent en chacun de nous. Pour rappel, voici le post écrit sur l’identification des scénarios de vie et des forces qui gouvernent notre vie.Pour rappel, trois états sont identifiés par Eric Berne et permettent une utilisation facilitée des concepts de Surmoi, Moi et Ça :

  • Le Parent est la partie de chaque individu qui porte l’ensemble des valeurs et principes qui vont structurer sa vie et régir son comportement quotidien. Comme le mot Parent l’indique, on est très souvent dans la directive, la recommandation un peu comminatoire, le ton un peu supérieur, la phrase chargée de présupposée. Etat très proche du Surmoi freudien comme on peut le constater.
  • L’Adulte est un acteur interne beaucoup plus neutre : c’est la connexion avec la réalité, les faits, les éléments, le visible, le tangible, … Peu de place est laissée à l’interprétation ou à la non-rationnalité. Le Moi est là, possiblement plein, entier et libre s’il n’est pas « contaminé » par le Parent.
  • L’Enfant est cette partie qui est lié à la liberté, proche de l’état de sauvage défini par Rousseau. Il vit dans un monde sans contrainte, sans loi ou si peu. C’est là que se loge la créativité, l’accès à l’inconscient collectif et à toutes les ressources de l’inconscient personnel. On peut parler de proximité avec le ça classique de la psychanalyse sans que cela ne le recouvre totalement.

Tout le travail pour devenir ou améliorer sa créativité est de libérer l’enfant qui est en chacun d’entre nous. Il est bien souvent sous contrôle permanent des deux autres états. Si c’est l’adulte, cela peut aller mais l’expression rationnelle de la pensée créative va tuer la spontanéité. Si c’est le parent, l’enfant créatif va vite s’épuiser à lutter contre les règles, les normes et le côté rabat-joie permanent qui est à l’oeuvre dans les personnalités surmoïques.

Quelle grille de lecture pour l’entreprise ?

Elle peut être très simple (oui, je sais, trop simple peut-être). Mais de Apple à Danone, en passant par les grandes entreprises et les start-ups sans oublier les organisations ou associations caritatives, cela commence à faire une bonne base signifiante, à défaut d’être statistique.

 Créativité et hierarchie



Le management de l’inspecteur Columbo

J’ai récemment revu un épisode du fameux Inspecteur Columbo (que les moins de 50 as ans me pardonnent !). Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas eu l’occasion de voir Peter Falk (malheureusement décédé en 2011) dans ce magnifique rôle. Cet épisode a bien vieilli et m’a non seulement permis de passer un bon moment mais aussi avec d’avoir un regard décalé par rapport à celui de l’adolescence.

J’ai ainsi trouvé que l’Inspecteur nous donnait une grande leçon de management, ce dont je vais essayer de vous convaincre.

Evidemment, il y a rarement de crime en entreprise, dans notre cas, le coupable serait un problème et l’inspecteur le manager ayant pour but de trouver une solution.

1)     Le choix de l’humilité.

L’inspecteur se présente sous un jour humble avec son costume élimé et sa voiture d’une autre époque. Même sa cravate, longtemps symbole du cadre, lui donne un air disons… décontracté. Il se montre par contre toujours poli et courtois.

Cela lui permet d’être facilement accepté par les plus modestes et de faire baisser la garde des coupables qui sont souvent des notables le classant d’entrée comme un indésirable ou un incompétent qu’il sera facile de berner.

Plus personne ne rit de son allure quand il a résolu l’énigme.

Sa première leçon est donc que la réelle valeur est celle de la compétence et non du statut.

L’allure peut jouer un rôle mais c’est bien ce que vous faites (plus que ce que vous dites) et non ce que vous paraissez qui compte.

Il vaut mieux être brillant sans cravate que chercher à cacher une insuffisance ou un manque d’assurance derrière elle. Et toujours être respectueux de tous.

2)     Le pouvoir de la question.

La marque de fabrique de Columbo, c’est LA question.

Il va assaillir le suspect de séries interminables de questions  y compris quand ce dernier pense en avoir fini  avec son fameux « une dernière question, … ».

C’est cette curiosité du détail, du lien entre les événements qui lui permet de collecter, d’analyser et de… résoudre.

Nous ignorons tant de choses que la seule mauvaise question, c’est celle qu’on ne pose pas !

Le manager d’autrefois était celui qui savait (tout), celui d’aujourd’hui est celui qui sait qu’il ne sait pas et doit donc agir pour collecter et traiter l’information.

Préparons-nous en tant que manager à apprendre toute notre vie et à poser, comme les enfants (et Columbo), mille et une questions, aussi anodines puissent-elles paraître

3)     Etre tenace et rebondir.

Colombo essuie systématiquement de nombreux échecs avant de parvenir à son but.

L’impasse dans laquelle son adversaire pense l’avoir amené, n’est pour lui qu’une opportunité de trouver une nouvelle route le rapprochant de la vérité, en éliminant les culs de sac un à un  car il est très « orienté résultat ».

Un manager qui ne se trompe jamais est un manager qui ne prend aucun risque et qui apprendra moins bien car l’échec est ce qu’il y a de plus formateur.

Chaque échec, chaque « cicatrice managériale » doit être une occasion d’apprendre (cf leçon 2) ou de « pivoter » comme une  startup) et en sortir grandi.

Seul l’échec du à des causes répétitives, signant une incapacité à apprendre de son expérience, doit être stigmatisé. L’échec inaugural, vécu lors d’une nouvelle tentative, doit être au contraire encouragé.

Trompons nous, tombons souvent pour nous relever plus forts.

4)     Travailler en équipe.

Il sait qu’il ira peut être plus vite seul, mais moins loin.

Il s’aide de  ses confrères, subordonnés comme supérieurs, pour collecter les indices.

Il est ainsi notoirement incapable d’assister à une autopsie, pourtant essentielle à son travail, et doit s’en remettre à un collègue.

Il échange  avec sa femme afin d’avoir le regard extérieur qui l’aidera à y voir plus clair. Voire  même avec son chien !

Suprême raffinement, il aime tout particulièrement se faire aider par le suspect qu’il poussera si besoin à la faute par vanité pour mieux le démasquer.

Même si la série porte son nom, c’est pourtant bien une équipe qu’il met au service de la vérité.

Travaillons donc en équipe et ne l’oublions jamais dans nos remerciements.

5)     C’est un homme de terrain.

Nous le voyons rarement dans son bureau, mais toujours sur le lieu du crime.

C’est le « management by walking around » ou le Gemba des adeptes du lean, à savoir que c’est là où se trouve le problème que doit se trouver le manager et pas dans son bureau (ou pire au Siège* !).

Non seulement Columbo est sur le terrain mais il n’hésite jamais à donner de sa personne pour en explorer les moindres recoins (parfois dans des postures ridicules) pour mieux parvenir à son but.

Et mieux confronter les réponses obtenues (cf leçon 2) à la réalité des lieux et faits.

Managers,  allez sur le terrain c’est là que se trouvent vos clients et vous y ferez la différence plus qu’en réunion.

6)     Les faits, pas les émotions.

Columbo reste toujours très calme, même lorsqu’il est irrité par ses échecs (leçon 3).

Il sait par contre jouer de l’irritation de son adversaire pour le faire trébucher.

Plus il est en difficulté et plus il s’en remet aux faits qu’il collecte.

Il se ballade  toujours avec un petit carnet de note  pour n’oublier aucun détail (qui souvent  se montre déterminant) et pour l’aider à structurer sa pensée.

Chaque question, chaque immersion sur le site (leçon 5) va lui permettre d’en apprendre davantage et de tester ses hypothèses jusqu’à ce que la vérité apparaisse.

Même quand il s’est fait son opinion (il en est alors aux émotions), c’est uniquement la donnée factuelle (la preuve) qui signe son succès. Pas avant.

Sachons dominer nos émotions et nous en remettre aux faits, particulièrement dans les moments de grandes tensions. Et ayons toujours un carnet sur nous pour tout noter.

7)     Il pratique l’économie de moyen via l’intelligence et la créativité.

Colombo n’a pas besoin de grand-chose. Ni arme. Ni muscle. Ni équipement particulier. Ni talents spectaculaires (il se dit qui même souvent incapable de….).

Il n’utilise que les basiques du métier. Pas de lourds CAPEX donc !

Il se sert par contre abondamment de ce qui ne lui coûte rien, son intelligence.

Contraint par le manque de ressources, il sait aussi se montrer très créatif.

La créativité est d’ailleurs à double niveau, par le positionnement de la série (personnage atypique et meurtrier connu dès le départ) et par le scénario qui fait grande place aux solutions inattendues et élégantes. En un mot, créatives

Managers, pensez hors de la boite, cela ne coûte pas plus cher et ce sera probablement la dernière chose que les robots ou algorithmes feront moins bien que nous.

8)     Il pratique l’humour et l’autodérision.

Columbo fait les choses (très) sérieusement sans se prendre au sérieux.

C’est le contraste entre cette allure risible, cette méthode inhabituelle et le résultat spectaculaire qui provoque cette agréable sensation quand tombe le générique.

Travailler avec le sourire, c’est faciliter l’esprit d’équipe (leçon 4), l’expression de l’intelligence et de la créativité (leçon 7), et probablement la meilleure façon de surmonter les échecs temporaires (leçon 3).

Enfin, savoir rire de soit c’est savoir éviter le piège de l’orgueil (leçon 1).

J’espère pour avoir permis de voir le sympathique Inspecteur sous un nouveau jour et vous remercie pour vos commentaires.

*Je précise que je travaille dans un siège (cf leçon 8)

Article de François Demesnay – Deputy Chief Medical Officer CAPIO AB ( Source LinkedIn)



Rirologie pour la vie en collectivité

Jeudi, 17h15. Les locaux de CSP formation résonnent des allées et venues des stagiaires participant à la semaine des managers, consacrée à des formations sur le leadership, la conduite de projet, la délégation… Inattendu: au milieu des costumes et des tailleurs sombres, clignote un chapeau orange scintillant de paillettes. Alex Febo, formateur, accueille ainsi les personnes inscrites à l’atelier « Créez de nouvelles attitudes positives avec la rigologie ». 

C’est parce que nous rions que nous sommes heureux!

Dans la salle, ni table ni chaise mais un espace vide dans lequel nous prenons place. Alex nous invite à nous mettre à l’aise et à retirer nos chaussures si nous le souhaitons. Cet atelier ne va pas ressembler à une formation classique, c’est certain… 

« Savez vous qu’un enfant rit environ 300 fois par jour? Un adulte,15 fois. Nous sommes ici pour provoquer le rire et profiter de ses vertus, explique Alex. Car ce n’est pas parce que nous sommes heureux que nous rions, c’est parce que nous rions que nous sommes heureux!, comme le dit Madan Kataria, l’inventeur du yoga du rire. » 

Ce soir, pas de théorie mais de la pratique pour expérimenter les bienfaits du rire. Nous nous plaçons en cercle et, chacun à notre tour, sommes invités à avancer en prononçant notre prénom associé à un geste. Le formateur bondit en avant et lance « Alex », les paumes de mains ouvertes. Le groupe reproduit son geste en répétant son prénom. C’est parti. Une première volontaire se lance, « Brigitte », dit-elle en levant haut les bras vers le ciel. « Brigitte », répète le groupe à l’unisson, mimant sa posture. Chacun joue le jeu, même si certains sont un peu crispés. 

Mais les réserves cèdent vite devant le train d’enfer des exercices qui s’enchaînent. En groupe, par paires, en cercle, nous mimons des attitudes, frappons dans les mains, échangeons des sourires et des regards, nous interpellons au fil des propositions d’Alex. Des exercices très simples qui font une large place au contact physique et ne laissent aucun temps de réflexion. Ce qui est bien l’objectif de l’atelier: débrancher le mental, retrouver l’enfant en nous et laisser s’exprimer la spontanéité que nous refoulons d’ordinaire. 

Se forcer à rire, pas facile…

En cercle dans une chenille compacte, nous devons par exemple nous asseoir sur les genoux de la personne placée derrière nous. Pas évident, limite gênant même, tant cette proximité physique est inhabituelle. Mais les chutes inévitables déclenchent vite le rire général. 

Au bout de 30 min, nous sommes épuisés, en nage mais détendus. Alex nous propose alors la « méditation du rire ». Allongés sur des tapis, nous sommes invités à rire, tout simplement. Certains courageux lancent quelques sons un peu forcés qui, très vite, provoquent une contagion. Le rire circule, libéré comme l’eau d’une cascade. Etonnant: provoqué, tel qu’il est pratiqué dans le yoga du rire ou les clubs du rire, il procure les mêmes bienfaits que le rire naturel. Et il entraîne d’ailleurs toujours le rire spontané. Comme un muscle qui a besoin d’être stimulé… 

Blagues carambar et bienveillance…

Retour en position assise pour le deuxième temps de l’atelier. Comment appliquer la rigologie en entreprise? En petits groupes, munis de post-it et de feutres, nous sommes invités à donner des idées pour mettre davantage de bonne humeur dans les relations au travail. Dans l’état d’esprit décomplexé dans lequel nous sommes, les idées fusent. En deux minutes, chaque groupe a collecté une foule de propositions de tous ordres que nous collons sur un radiateur. Des blagues « carambar » à lire entre collègues, des pots, des petits-déjeuners d’équipe, des sorties ensemble, mais aussi des propositions plus sérieuses qui touchent à l’essentiel des relations humaines: être plus authentique, développer la bienveillance avec ses collègues, oser rire de soi… 

18h30. L’atelier touche à sa fin. Dernier tour de cercle pour exprimer le mot qui qualifie le mieux cette soirée: « convivialité, humour, complicité, détente, bien-être… » Les participants affichent un large sourire et semblent comme régénérés, malgré la fatigue, par l’expérience vécue. « Cela donne envie de recommencer », dit un cadre. Avant que chacun ne reparte vers son quotidien, Alex nous interpelle: « Vous avez vu combien le rire nous transforme: je vous invite à prendre soin de votre bonne humeur pour que vos équipes s’autorisent à faire de même. » Dont acte? 

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/emploi/formation



Antistress

Avis à tous les stressés ! Je vous offre ce tuyau, parce que pour moi ça a marché: À la télé j’ai regardé une émission, dans laquelle un représentant du Dalaï-lama affirmait que pour obtenir la paix intérieure nous devions toujours finir ce que nous avions commencé, et qu’à cette condition nous bénéficierions davantage de calme dans nos existences J’ai regardé autour de moi, j’ai fait le tour de la maison pour trouver les choses que j’avais commencées sans les terminer….. Et j’ai fini une bouteille de rosé de Provence, une bouteille de Châteauneuf du pape, une bouteille de côte du Roussivon, une vouteile de bodka, un buteil de rom, le rest dwiski et zune poit de pière belch. Tou nimaggine pa com jem sens vachamant mieu mintnan. Psasse el mssage a tou ceux con bsoin de paits intrieur et di leurr ke jeu lézèm

Source : http://claude.rey.over-blog.com/ . erzi Alllllui



La confiance en soi par le théâtre

Vaincre sa timidité, reprendre confiance en soi ou encore gérer son stress… Tels étaient les objectifs à atteindre pour Lilithsha ! Sa solution pour arriver à cet épanouissement personnel : le théâtre. Un récit poignant et encourageant…

La confiance en soi, la gestion du stress, vaincre sa timidité… tout cela n’est pas chose facile, surtout lorsque l’on a toujours été une grande timide. Mais Lilithsha nous prouve que rien n’est impossible avec son poignant témoignage d’épanouissement personnel par le théâtre ! 

« Je voulais discuter un peu aujourd’hui de ma passion et de son rôle dans mon épanouissement personnel : les théâtre. J’ai toujours aimé le théâtre : les costumes, la scène, le maquillage, jouer un rôle… j’étais fascinée par l’aisance des comédiens face au public et leur capacité à conquérir l’empathie des gens. J’étais à l’époque une petite fille complètement effacée, timide à l’extrême, la chouchou de l’instit parce que je ne parlais jamais et n’avais jamais d’histoire… et très peu d’amies. 

Souvent, dans la cours de récréation, je jouais seule en m’imaginant sur une île volcanique déserte et je suivais scrupuleusement le chemin des plates-bandes, comme en équilibre, ignorant et ignorée complètement par les hordes de bambins qui jouaient au foot, aux billes, à la marelle… ensemble. (…) Et puis on m’a sorti de cet enfer (..). Et j’ai commencé le théâtre. Ce fut une véritable révélation ! ».

De nombreuses personnes cherchent des solutions dans leur épanouissement personnel pour une meilleure gestion du stress. Gérer son stress, c’est avant savoir gérer ses émotions. Lilthsha nous explique qu’en plus de vaincre sa timidité, le théâtre lui a appris à exprimer ses émotions ! 

« Je pouvais être quelqu’un d’autre, ou plus précisément, être enfin moi-même! Que ce soit avec un texte ou en improvisation, je pouvais faire ressortir toutes mes émotions, sans gêne aucune, sans penser à leur impact car au théâtre seul a de l’importance l’authentique, seules les véritables émotions touchent. On ne joue pas la douleur, l’amour, la peur, on fait remonter à la surface ce qu’on a au fond de nous et on le donne sans limites au public. Faire du théâtre, c’est vraiment s’éventrer, mettre ses tripes sur scène et les offrir gratuitement, simplement et humblement. » 

Et si le théâtre était finalement une bonne solution pour tout simplement développer la confiance en soi ?

La confiance en soi est le résultat d’un travail sur soi permanent : si Lilithsha a pu vaincre sa timidité grâce au théâtre, avoir une meilleur gestion du stress et exprimer davantage ses émotions, c’est aussi en apprenant à faire face à elle-même qu’elle a appris à s’accepter telle qu’elle est ! 

« Le théâtre m’a appris à accepter mes épreuves, à apprivoiser mes colères et mes douleurs. Il m’a aussi appris à en faire une force, des briques pour me construire et jouer avec sur scène est devenu mon ciment. » 
Et quel meilleur moyen pour développer la confiance en soi que de s’accepter soi-même ? 

« Aujourd’hui, j’ai confiance en moi, je n’ai plus peur de me montrer telle que je suis et j’accepte la critique dans le regard des autres. Je peux défendre mon point de vue, écouter les arguments contraires et juger du pour et du contre. J’accepte de me tromper parfois, et j’accepte de m’en pardonner. Je suis un être humain, simple et complexe, logique et irrationnel, prude et passionné. Je suis vivante et mon verbe est ÊTRE. » 

Source : http://psychologie.aujourdhui.com/



Le manque de confiance

Comment remédier au manque de confiance en soi ?

Christophe André*, médecin psychiatre de renommée, nous propose 5 étapes pour y arriver.

Après un repérage des situations difficiles et quelques efforts de changement, la dernière étape consiste à établir un programme d’entraînement pour affronter progressivement les situations gênantes.

  • 1) Bilan et repérage des situations gênantes
  • 2) Accepter l’imperfection
  • 3) Établir un rapport amical avec soi
  • 4) Ne pas faire semblant mais discuter et échanger
  • 5) Agir en passant aux exercices

1) Bilan et repérage des situations gênantes

Décrire le manque de confiance en soi. La première chose que l’on demande aux personnes qui se plaignent de manque de confiance en soi est de faire un bilan, un état des lieux assez précis. Cette démarche consiste à repérer les petites dérobades du quotidien, à décrire comment le manque de confiance en soi se traduit dans la vie quotidienne : des personnes disent qu’elles n’osent pas demander certaines choses, réaliser certaines démarches, danser devant les autres, parler en public, insister face à une tâche difficile, etc.

En effet, on ne peut pas travailler sur un concept global, il est essentiel de détailler et donc de disposer d’une liste la plus précise possible, des points et des situations gênants. On peut alors s’entraîner peu à peu à affronter les situations difficiles car il faut bien le souligner, la confiance en soi se nourrit du manque de confrontation aux situations. Les gens évitent énormément, ils ne confrontent pas à ce qui leur fait peur, c’est un point très important à retenir.

2) Accepter l’imperfection

Souvent, le manque de confiance en soi est dû à une part de perfectionnisme.  Les gens n’osent pas faire certaines choses parce qu’ils ne le font pas parfaitement. Par exemple, ils n’osent pas danser car ils pensent ne pas savoir danser assez bien, ils n’osent pas poser une question par peur qu’elle ne soit pas assez intelligente ou claire, etc.

3) Établir un rapport amical avec soi

Parmi les efforts de changement, figure l’établissement d’un rapport amical avec soi-même. Là encore, la plupart des gens qui ont un problème de confiance en soi sont très exigeants vis-à-vis d’eux-mêmes. Lorsqu’ils ont échoué, s’établit ce qu’on appelle un monologue intérieur très virulent. Ils se dévalorisent, se disent qu’ils n’y arriveront jamais, qu’ils sont nuls, ne valent rien, etc. Ce rapport d’auto-intoxication est constant et très problématique. On s’y attaque beaucoup en thérapie.

Il faut apprendre à se parler à soi-même comme on parlerait à un ami.  Lorsqu’un ami échoue ou a des difficultés, on ne lui dit pas qu’il est nul ou qu’il n’y arrivera jamais. On le soutient, on souligne ce qui allait bien dans sa démarche, on présente ce qui n’allait pas comme des indices pour les changements à accomplir et non comme des preuves d’incapacité définitives, on lui dit qu’il y parviendra peu à peu, etc.

4) Ne pas faire semblant mais discuter et échanger

Les gens qui ont des problèmes de confiance en eux font souvent semblant d’être indifférents, peu intéressés, démotivés par telle ou telle chose qui en fait leur est chère, pour ne pas prendre le risque d’échouer ou de se ridiculiser. Ils ont aussi souvent le sentiment d’être les seuls à avoir ce type de difficultés, ils pensent que tous les autres leur sont supérieurs et ont tendance à se comparer défavorablement à ceux qui les entourent.

Le conseil général à leur donner est de parler de leurs difficultés aussi souvent que possible à d’autres personnes, afin de savoir comment les autres se perçoivent et fonctionnent eux-mêmes.

On comprend ainsi que les doutes sur soi sont communs à l’ensemble des humains et qu’il existe simplement des différences dans la façon de gérer ses doutes. Certains considèrent que leurs doutes ne doivent pas les empêcher d’agir, mais cela ne veut pas dire qu’ils n’en ont pas !

5) Agir en passant aux exercices

On ne modifie pas les problèmes de confiance en soi en réfléchissant uniquement, mais en agissant.

Une fois établie la liste de toutes les petites situations que l’on a tendance à éviter (ne pas oser demander un renseignement dans la rue, une information à un vendeur, dire non…), il faut planifier des programmes d’entraînement. Par exemple, ceux qui n’osent pas déranger les gens peuvent se donner comme objectif d’arrêter tous les jours dix personnes dans la rue pour leur demander le chemin, l’heure ou tout autre renseignement. L’objectif n’est pas d’obtenir le renseignement (on connaît déjà la réponse) mais de se confronter à son angoisse, et de prendre l’habitude peu à peu d’affronter les situations que l’on évite. Petit à petit…

Cet entraînement est similaire à celui d’un sportif. On débute par des situations faciles, sans difficulté particulière, simplement pour s’échauffer, puis semaine après semaine, on monte un peu la difficulté (pour notre exemple, demander d’abord à des passants qui ont l’air gentil et peu pressés, puis passer à ceux dont l’allure nous impressionne le plus…). Le but n’est pas de réussir forcément les exercices mais de les répéter régulièrement, inlassablement.

Plus la personne multipliera ses petits programmes d’entraînements, plus elle progressera. Par exemple, comme il est souvent plus difficile de prendre la parole dans une réunion de travail en présence de personnes qui nous impressionnent, qu’au cours d’un repas d’amis, il est recommandé de commencer par des exercices lors d’un repas réunissant des personnes connues : s’entraîner à parler, à poser davantage de questions, puis à relancer les conversations, puis à raconter des histoires, etc.

 Article Mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 13/10/2013 Créé initialement par Isabelle Eustache, journaliste Santé le 22/01/2008Sources : * Christophe André est médecin psychiatre. Il exerce à l’hôpital Sainte-Anne à Paris et dirige une unité spécialisée dans le traitement des troubles anxieux et phobiques. Enseignant à l’université Paris X, il est également l’auteur de nombreux ouvrages grand public.



Comportement victime et recherche d’emploi

Comportement victime et recherche d’emploi

Deuxième étape de notre exploration de l’influence des rôles relationnels sur la recherche d’emploi. Aujourd’hui parlons du comportement victime, de loin le plus répandu des trois rôles. Nous avons tous un côté victime qui ressort de temps à autre, et quelle qu’en soit l’ampleur, il ne facilite pas la recherche d’emploi. Quand Caliméro cheche un boulot, c’est parti…   

 

Notre coté victime peut nuire à la recherche d'emploi

Le rôle de victime

Rappelons pour commencer que nous parlons ici de victime au sens comportement qui de traduit dans les rôles relationnels, pas au sens du statut de victime d’une situation non désirée. La nuance est d’autant plus importante que dans le cas d’une recherche d’emploi, nous sommes le plus souvent dans une situation difficile non désirée.

Rappelons aussi les composantes principales du rôle de victime:

  • Le sentiment d’impuissance face à ce qui lui arrive
  • Le penchant à subir en se plaignant
  • La déresponsabilisation et la recherche de coupables extérieurs
  • La recherche d’attention au travers de l’étalage de ses malheurs
  • L’absence de remise en question
  • Le manque d’estime de soi et d’affirmation

Ce portrait n’est pas joli-joli? Pourtant, c’est de très loin le rôle le plus joué, dans toutes ses nuances et nous avons surtout beaucoup de mal à porter un regard objectif sur nous-mêmes, car nous avons tous un petit côté victime qui ressort plus ou moins souvent et avec plus ou moins d’intensité.

Le rôle de victime va souvent s’exprimer au travers de râleries et jérémiades de toutes sortes. Cependant, ne confondons pas ce rôle avec le fait de s’indigner contre un système ou une situation socio-économique qui génère de réelles difficultés à retrouver un emploi. Cette propension à d’indigner mène d’ailleurs à des colères saines qui poussent à l’engagement pour des causes. Ce dont nous parlons ici, ce sont plutôt les râleries et agacements passifs, qui nous poussent à disserter pendant des heures sur où va le monde, dans une déperdition d’énergie qu’il serait plus utile de mettre au service de sa recherche d’emploi.

Victime et perte d’emploi

La perte d’un emploi est potentiellement une étape douloureuse, qui peut nécessiter d’en faire le deuil pour pouvoir rebondir et passer à autre chose. C’est d’ailleurs la négligence du traitement de la perte d’emploi qui réveille le Caliméro en nous.

Lorsqu’une victime perd son emploi, son penchant naturel à rejeter la faute sur l’autre trouve du grain à moudre, puisque cette fois-ci, même si éventuellement elle peut avoir sa part de responsabilité, c’est vrai. Et il y a là un gros risque pour elle, car elle peut se retrouver à avoir beaucoup de mal à faire le deuil de cette perte et à rebondir. Elle peut alors ressasser, ruminer, sans parvenir à s’extraire du marasme dans lequel elle s’enfonce, à mesure qu’elle nourrit son sentiment d’impuissance et d’injustice . Non géré, celui-ci peut mener à tous les stades de la frustration et s’exprimer par la colère, l’aigreur, voire la dépression, bref, tout un tas d’états d’esprit qui ne vont pas aider à retrouver un job.

Victime et recherche d’emploi

La victime va chercher tout un tas de raisons externes qui expliquent sa difficulté à retrouver un emploi. Elle va consciencieusement décortiquer ce qui fait que, dans l’affreux monde où nous vivons, retrouver un job est un combat sans merci contre des moulins à vent, puisqu’aucun recruteur ne se rend compte de ses qualités etc.

Ce mécanisme a diverses conséquences pas vraiment encouageantes, comme la dévalorisation, la passivité et le renforcement des convicitons limitantes qui fonctionnent sous forme de vases communiquants et s’alimentent les un les autres.

Dévalorisation

L’attribution de ses difficultés aux autres s’accompagnent souvent de tout un tas de pensées et de jugements négatifs sur soi, de comparaisons qui mènent tout droit à la dévalorisation. A son tour, celle-ci diminue la confiance en soi, et le cercle vicieux est enclenché.

Bonnes excuses et passivité

A force de trouver des tombereaux de raisons qui expliquent sa difficulté à retrouver un job, la victime peut se décourager très vite, et ses bonnes excuses la dédouane de toute action qui pourrait bousculer l’ordre établi, remettre en cause ses manières de faire. Ainsi, la victime sabote ce qui lui reste d’employabilité au nom de convictions renforcées au fur et à mesure qui, si elles sont partiellement vraies, restent des généralités abusives et ont uniquement la valeur que la victime leur accorde.

S’il est exact que trouver un emploi est difficile, se concentrer là-dessus au lieu de chercher des solutions est une vraie stratégie d’échec qui a une forte tendance à déboucher sur la passivité.

Renforcement des convictions

La victime vient d’obtenir une preuve maousse de la méchanceté du monde, au travers de la perte de son job précédent, et cela va l’encourager à renforcer des convictions qui, si elles ne vont pas directement l’empêcher de trouver un job, vont diminuer sa faculté à voir les opportunités, à les saisir. Elles vont aussi la pousser à développer sentiment d’échec, un défaitsime et un pessimisme qui n’ont rien de réalistes: ils sont juste fortement consommateurs d’énergie et aussi bon pour le moral qu’un dimanche pluvieux de novembre.

Le renforcement des convictions est un processus simple: le cerveau cherche des preuves de ce qu’il est déjà enclin à croire. Aussi une victime va inlassablement chercher des exemples qui viennent étayer des théories peut-être dormantes, mais assez caractéristiques de ce comportement. Elles peuvent varier en fonction de l’âge et de la situation, et s’expriment en général au travers de pseudos vérités universelles, depuis “on ne retrouver pas de boulot après 50 ans” jusqu’à “les recruteurs détestent les parcours atypiques”, en passant par toutes la gamme des petits arrangements avec l’égo.

Par extension, chaque candidature qui n’aboutit pas peut servir à renforcer un état d’esprit morose qui grignotte la confiance en soi et l’estime de soi et rend le relationnel encore moins fluide, avec une incidence directe sur le ressenti du recruteur à chaque entretien. La victime peut même pousser la stratégie d’échec jusqu’à candidater pour des postes qui sont en inadéquation flagrante avec son parcours, ses besoins ou ses aspirations.

Victime, CV et entretiens d’embauche

Le rôle de victime va transparaîte à tous les niveaux de la recherche d’emploi. Ainsi, le CV va souvent refléter la difficulté à se valoriser, à valoriser ses expériences et ses compétences. Lors des entretiens, la victime pourra facilement donner le sentiment qu’elle vient mendier un job, être mal à l’aise lorsqu’il s’agit de parler d’elle-même, faire des choix linguistiques inconscients, mais qui respirent au mieux l’absence de valorisation, au pire le calimérisme défaitsite, qu’il soit déguisé en faux cynisme ou en pseudo-réalisme.

Se faire aider pour la rédaction du CV de façon à éviter cet écueil peut aider, à l’évidence, si le discours du chercheur d’emploi est cohérent avec. Et c’est parfois l’explication, lorsque, malgré un CV béton armé, les entretiens d’embauche finissent systématiquement par une fin de non recevoir. Parce que pour être cohérent avec son CV réécrit par un oeil expert et neutre, le chercheur d’emploi va devoir sortir de son rôle de victime et s’exprimer avec une assurance et une aisance dénuée des artifices linguistiques et comportementaux propres à la victime.

Vous l’avez compris, pour cadrer avec ses convictions, la victime peut adopter tout un tas de comportements qui réduisent nettement l’envie de l’embaucher, à coup de stratégies d’échec de toutes sortes: sinistre, pas souriant, quémandeur ou au contraire serpillère, en retrait etc… 

Mini coaching: évaluer son rôle de victime dans la recherche d’emploi

Explorer la façon dont s’exprime son côté victime dans la recherche d’emploi, c’est donc s’offrir la possibilité de modifier la manière dont il s’exprime, de gagner en confiance en soi et de sortir de tout un tas de stratégies d’échec qui freinent l’obtention d’un nouvel emploi. Pour se débarrasser d’un côté victime, après l’identification de ses modes d’expression, il est très utile de renforcer l’estime de soi et la confiance en soi. Explorez en détail la façon dont vous agissez dans le cadre de votre recherche d’emploi pour déterminer l’ampleur de votre éventuel comportement victime.

Dans quelle mesure le comportement victime teinte-t-il votre recherche d’emploi?

Dans quelle mesure renforce-t-il des convictions limitantes?

Dans quelle mesure vous pousse-t-il à subir, à vous plaindre?

Dans quelle mesure vous pousse-t-il à l’inaction, au découragement?

Comment se traduit-il dans vos discours? Dans CV?

Comment se traduit-il dans votre façon de vous exprimer et vos attitudes lors des entretiens?

Au regard de vos réponses: sur une échelle de 1 à 10, où situez-vous l’ampleur du rôle de victime chez vous?

Au delà de 5, réfléchissez à la possibilité de vous faire aider pour sortir de votre rôle: il se peut qu’il soit en grande partie responsable de vos difficultés à retrouver un emploi.

En deça de 5:

De quoi avez-vous besoin pour gagner en confiance?

Quelles mesures pouvez-vous prendre pour modifier ces comportements?

Quand allez-vous les mettre en oeuvre?

Sylvaine Pascual – Publié dans Vie professionnelle

http://www.ithaquecoaching.com/



Lâcher prise

A force de vouloir contrôler tout ce qui nous entoure, nous gaspillons notre énergie et perdons notre sérénité. D’où le fameux “lâcher-prise” ! Une attitude intérieure d’ouverture à la vie et aux autres dont l’écrivain Gilles Farcet nous livre quelques clés.

Il faut, paraît-il « lâcher prise ». C’est en tout cas ce que tout un chacun peut lire ou entendre répéter dès qu’il est question d’une approche spirituelle de l’existence.
Si cette expression a fait florès au point de devenir un cliché du développement personnel, ce qu’elle recouvre n’en reste pas moins confus. Elle est prétexte à bien des malentendus. Qu’avons-nous, au juste, à « lâcher » ?

Quelle est donc cette « prise » qu’il conviendrait de desserrer ? Cette attitude est-elle compatible avec un positionnement responsable ? Si oui, comment passer du concept à la pratique ? Les enseignements de sagesse traditionnels s’articulent tous autour de cette question. Nous pouvons donc nous tourner vers eux et y chercher des réponses, qu’il nous appartient ensuite de faire nôtres. 

Entretien avec l’écrivain Gilles Farcet.

Avant de prétendre « lâcher », encore faut-il savoir ce que nous « tenons » ?

Au commencement de toute « prise » se trouve l’ego, une conviction, un ressenti dont tout découle. Moi, Pierre ou Paul, j’existe indépendamment du tout, séparé, seul face à l’autre, c’est-à-dire tout le reste, tout ce qui n’est pas « moi » et qui, étant « autre », n’obéit pas toujours à ma loi. L’identification à ce très cher moi se paie au prix fort : me ressentant séparé, je vis à la fois dans la peur et dans une illusion de toute-puissance. « Seul contre tous », « Après moi le déluge », telles sont en somme les deux croyances sur lesquelles se dresse l’ego. Lâcher-prise, c’est abandonner une illusion, celle de la séparation. 

Ce lâcher-prise ne sous-entend en rien une négation de l’individualité. Pierre reste Pierre, Paul demeure Paul. Simplement, la partie se reconnaît comme expression du tout, la vague se sait forme du grand océan et, du même coup, reconnaît les autres vagues comme autant d’expressions de ce qu’elle-même est au plus profond. Par un apparent paradoxe, l’autre à la fois disparaît – nul ne peut plus m’être essentiellement étranger – et se trouve comme jamais reconnu dans sa différence existentielle. Le moi séparé cesse d’être l’étalon, la mesure de toute chose. Il n’y a plus de moi pour exiger de l’autre qu’il se conforme à mes critères. Le lâcher-prise se produit dès lors que le moi accepte de l’autre, de tout autre, qu’il soit autre.

Voilà pour la métaphysique, qu’en est-il de la pratique au quotidien ?

Le sens du moi séparé se maintient instant après instant par le refus plus ou moins conscient de l’autre (c’est-à-dire de ce qui est – « Moi, je ne veux pas qu’il pleuve ce matin », « Moi, je ne veux pas que ma femme fasse cette tête », « Moi, je refuse que ce qui est soit et je prétends mettre autre chose à la place » –), refus qui s’accompagne de la prétention sous-jacente à tout contrôler. Le fait même que « moi, je ne veuille pas » implique la conviction qu’il pourrait en être autrement parce que tel est mon souverain désir. Nous refaisons sans cesse le monde à grands coups de « si », de « quand » , au nom de ce qui « devrait être », « aurait pu être », « pourrait éventuellement être », et nos pensées vagabondent dans le passé ou le futur. Il est bien rare que nous soyons vraiment  » ici et maintenant  » – alors même que nous ne pouvons en fait être ailleurs qu’ici et à un autre moment que maintenant. Quoi que mon mental prétende, je me trouve là où sont mes pieds. Si je pense au passé ou au futur, c’est toujours maintenant. Passé, futur, ailleurs n’existent qu’en tant que pensées surgissant ici et maintenant.

La pratique la plus simple et efficace du lâcher-prise consiste donc à s’exercer à demeurer un ici et maintenant avec ce qui est ?

Cette pratique n’exclut en rien l’aptitude à prévoir, à organiser ni ne nous dispense de nos responsabilités. L’attitude d’ouverture inconditionnelle à l’instant ne conduit nullement à baisser les bras, à tolérer l’intolérable. Le lâcher-prise, dans l’immédiateté, est totalement compatible avec l’action dans la durée. Le lâcher-prise n’est pas se résigner mais être conscient de ses limites. Je marche dans la rue, un vieillard se fait renverser sous mes yeux. Le fait que je pratique ici et maintenant le lâcher-prise (sur des questions comme : est-ce grave ? sa vie est-elle entre mes mains ?) ne me conduit pas à m’abstenir de lui venir en aide. Bien au contraire, en m’épargnant les pensées parasites ou les atermoiements, ce positionnement intérieur me permet d’agir plus vite, dans la mesure exacte de mes possibilités.

Ici et maintenant, il m’appartient de poser un acte, de proposer quelque chose… dont la vie disposera ?

Ainsi je garde toute mon énergie pour agir, plutôt que de la gaspiller. En renonçant à contrôler l’avenir, j’obtiens souvent de meilleurs résultats ici et maintenant. En vérité, notre seul pouvoir, notre seule responsabilité réelle, s’exerce dans l’instant présent, lequel, bien sûr, prépare les instants futurs mais sans que nous puissions obtenir de garanties quant à l’avenir, y compris la seconde suivante. « La vie, c’est ce qui vous arrive pendant que vous êtes en train de faire d’autres projets », a dit John Lennon. Lâcher prise, c’est aussi cesser d’aborder l’existence avec une mentalité d’ »assuré tous risques ». Quelle que puisse être la prétention du moi à contrôler l’avenir, la vie n’est pas une mutuelle et n’offre aucune garantie.

Une pratique assidue du lâcher-prise soulage d’un grand poids ?

Elle nous affranchit du complexe d’Atlas portant le monde sur ses épaules. Elle fait coïncider le plus profond détachement avec le plus authentique sentiment de responsabilité envers soi-même et les autres. Elle est aussi le fondement de la vraie confiance en soi. Tant que je me crois séparé et m’attribue un pouvoir sur ce qui est, je ne peux que me surestimer ou me sous-estimer. Dès l’instant où le moi est remis à sa place, il est reconnu pour exactement ce qu’il est, avec ses forces et ses faiblesses, ses limites naturelles totalement acceptées. Représentons-nous un instant notre rôle de parent, de citoyen, de conjoint ou encore l’exercice de notre activité professionnelle envisagés sous cet angle… Mais cette attitude, en elle-même simple, est difficile à pratiquer. Elle va à l’encontre de nos conditionnements les plus ancrés. Toute la sagesse pratique du lâcher-prise se trouve sans doute synthétisée dans la magnifique prière des Alcooliques anonymes : « Donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux pas changer, le courage de changer celles que je peux changer et la sagesse d’en voir la différence. »

Quelques techniques

Comment s’y prendre

Lâcher prise sur une rancœur, une peur, une émotion négative, revient souvent à détourner son regard de la difficulté… sans pour autant la fuir. Quelques pistes pour y parvenir :

Se centrer sur sa respiration quand l’obsession du problème réapparaît : imaginer qu’à chaque expiration on repousse la colère, la tristesse, les sentiments négatifs ; et qu’à chaque inspiration on inhale la confiance, la joie, la gratitude.

En relaxation, visualiser des horizons, des paysages ouverts. Se mettre en scène en se voyant libéré du problème. 

Créer des rites pour se séparer symboliquement de ce qui nous fait mal: écrire une lettre de ressentiment puis la jeter au feu, organiser avec soin une véritable «cérémonie de divorce », déclarer à haute voix, devant un entourage choisi, sa volonté de se libérer de ses émotions négatives… 



Le sens du travail

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Un sens à son travail

« Qu’est-ce que je fais au boulot ? Pourquoi je me lève le matin ? » Pas de réponse. Enfin, pas souvent. Au-delà de l’aspect financier, les salariés peinent à trouver une raison d’aller travailler toute la journée, cinq jours par semaine, quarante-sept semaines par an, pendant quarante ans de leur vie. Signe de ce mal-être, certains médecins du travail se retrouvent de plus en plus démunis face à des patients qui pleurent dans leur cabinet, ne sachant plus à quel saint se vouer. Cette difficulté de projection, cette quête de sens dans le milieu professionnel ont donné lieu à de nouveaux métiers, par exemple le « consultant-philosophe ». 

« Le parcours du salarié est toujours un peu le même, raconte Jean Mathy, jeune président de Counseling Philosophie, un cabinet d’accompagnement philosophique des entreprises. Il arrive avec un idéal puis petit à petit il devient cynique en faisant des réflexions comme ce que fait l’entreprise est injuste, ma situation est injuste, la vie est injuste. C’est une vraie souffrance, quelquefois ce va-et-vient entre idéalisme et cynisme provoque un burn-out, un épuisement mental et physique. »

Une des causes de cette quête de sens viendrait directement du manque de réflexion dans l’entreprise. La journée s’enchaîne à toute vitesse et personne ne prend le temps de se poser des questions sur ce qu’il fait. Il y a quelques semaines, un groupe d’entrepreneurs lyonnais a contacté Jean Mathy. « Ces patrons ont décidé de s’organiser en club, pour rajouter une dimension éthique à leurs actions : au-delà de la mise en réseau mutuelle, quel monde pouvons-nous bâtir pour demain, que pouvons-nous faire ? C’est dans ces moments que l’on voit la philosophie accompagner la RSE » affirme le dirigeant. 

Un formateur en kimono

Avec l’idée de redonner vie à l’esprit critique en entreprise, affaibli par l’application répétitive des tâches, Thibaud Brière, philosophe en entreprise et ancien cadre chez Deloitte, a créé un concept : le karaté-philo. Il animait vendredi une formation à Strasbourg, dans l’entreprise Adidas, avec sept dirigeants. Des réflexions en groupe sur le sens de leur travail sont entrecoupées de vingt minutes de karaté pour « incarner l’idée par le geste ». On se salue puis on passe aux exercices.

Par exemple, pour apprendre à faire confiance à l’autre, les dirigeants doivent frapper l’autre au plus près des abdominaux sans jamais toucher le corps de leur partenaire. « C’est marrant d’être en face d’un formateur en kimono », témoigne un des participants. La surprise passée, et le bonheur de « prendre un temps de respiration et se sortir le nez du guidon pendant quelques heures », il attend désormais les conséquences concrètes de ce type de formation. « Honnêtement, les discussions philosophiques sont assez denses, ça ravive des souvenirs très anciens de la terminale, il me faut du temps pour digérer tout ça », admet le cadre, qui se voit désormais comme un « catalyseur d’énergie de son équipe ». 

L’accueil du public n’est pas toujours très chaleureux. « Oui, vous êtes bien rigolo avec votre discours, je suis un humaniste, mais moi, mon boulot, c’est de virer des gens », a déclaré un cadre lors d’une conférence animée par Jean Mathy. Le dirigeant lui a alors demandé ce qu’il voulait dire par humaniste. Silence. « Une de mes priorités, c’est de clarifier les choses », souligne Jean Mathy. « Quand un manager dit Catherine, il n’y a plus de papier dans l’imprimante, ça veut dire bon, Catherine, remets du papier dans l’imprimante. » « Le philosophe en entreprise est un dégonfleur de baudruches », met en avant de son côté Thibaud Brière. La philosophie en entreprise ne convainc pas tout le monde. Les salariés et les chefs d’entreprise sont en majorité sceptiques quant à ces formations. Beaucoup répondent : « Nous, on est des gens sérieux, on fait des affaires. » Les « consultants-philosophes », aussi, les formations coûtant en moyenne 2 500 euros net pour deux jours.

Par  – lepoint.fr



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